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Le marinier de Loire, le Maître du fleuve

Dernière mise à jour : 26 janv. 2023

Plus qu'un métier, une passion semée d'embûches et de défis !


Le long d'une promenade sur les bords de Loire, profitez-en pour vous plonger dans la petite histoire de ce beau métier qui fut un temps, indispensable !

En effet, autrefois il n'existaient que deux ponts pour traverser, celui de Blois et celui d'Amboise à un quarantaine de km.

On raconte que de véritables dynasties familiales existaient dans nos petits villages ligériens. Elles se connaissaient toutes et se partageaient le territoire.


Il paraît aussi qu'une seule vie d'homme suffit à voir se former une petite île et une autre disparaître ! Ce paysage que nous contemplons, se transforme sous nos yeux. Avec ces bancs de sable changeant et ce courant capricieux, nos anciens craignent la Loire et s'en méfient.



Pour être un parfait marinier, seul le temps et l'expérience sont nécessaires !

Autrefois, les enfants commençaient leur premier pas vers 12 ans, une transmission faite souvent de père en fils. Ils s'initiaient à l'Art des bateliers et la navigation se poursuivait généralement jusqu'à leur mort. Ils passaient leur vie entière sur ce fleuve qui, hélas, était souvent brève.


GRAVURE - ANTIQUE PRINT MARINE Loire atlantique Fonderie USINES D'INDRET 1837



En 1642, lorsque le canal de Briare relie la Loire à la Seine, le fleuve devient le plus long et le plus important du royaume. Au XVII siècle, le transport fluvial se développe.

La Loire sous son apparence calme, est très instable voire dangereuse avec ses îlots de sable. Son apparence n'a guère changé depuis le XVII siècle.


C'est pourquoi il existe de nombreux bateaux tels que le chaland, la toue, la sapine, le futreau, les allèges, ....

Ces embarcations ont un rôle précis. En fonction du type de marchandise à transporter et de la navigation du jour, le marin savait quel bateau convenait le mieux.

Une fois l'embarcation choisie, la tradition restait la même : ils faisaient venir un prêtre pour bénir le bateau en le mettant sous la protection d'un patron, le plus souvent c'était, Saint Nicolas.

Les marins étaient pour la plupart, très croyants et superstitieux. Leur quotidien étant difficile et dangereux, ils n'hésitaient pas à suivre à la lettre les signes qu'ils recevaient.


Quelle était la qualité la plus recherchée pour un marin de Loire ?

Il vous faut un "bon jugement naturel" comme disaient les anciens pour savoir

discerner à l’œil, sa profondeur.

Aujourd'hui, il n'est pas rare l'été d'apercevoir quelques fois des canoës échoués au milieu d'un bas de sable incapables de repartir.


La Loire est donc une voie d'eau irrégulière et incertaine. Selon les historiens, bien que la Loire fût longtemps utilisée par la navigation, elle n'a jamais été réellement navigable. Alors, prudence !


Si vous souhaitez vous y aventurer, optez pour une balade en bateau sécurisée et choisissez ceux qui vous raconteront en plus l'histoire de cette longue tradition locale.



Nous vous recommandons aussi la visite INCONTOURNABLE de la Maison de Loire à Saint-Dyé-sur-Loire qui retrace la vie de cet ancien port de Chambord à la Renaissance : https://www.maisondeloire41.fr/


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